............On entre dans la cuisine, les tablettes de chocolat sont là, posées sur la table. Tout de suite, c'est sa qui vous prend, l'envie de se laiser envahir par sa saveur tel le tendre et savoureux baiser d'un père. Mais rien a faire, son goût reste une obcesion. Comment avait-on pu se passer si lontemps d'un père aussi doux et merveilleux ? Ce chocolat doit être delicieux, mais on n'a pas envie de le croquer de peur de reveiller les souvenirs qui font mal, tel l'absence d'un père courageux mais qui ne pourra pas revenir. Dire que c'est bon, que c'est fort ? Mais non, c'est bien plus que sa. La pluie bat les carreaux, la soirée sera longue. Le goût du chocolat n'est plus que du passer. Il est parti, et ne reviendra pas.
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